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Union Paneuropéenne de France

Introduction

L'Europe se trouve aujourd'hui face à de nombreux défis. Dans un monde où la guerre économique remplace de plus en plus souvent les anciennes formes de conflits, la réalisation de l'union entre les Etats qui composent le vieux continent s'avère être une nécessité vitale. En Extrême-Orient, la Chine s'éveille, les pays du Sud-Est asiatique rattrapent le Japon dans la course au développement. Le Japon lui-même demeure une des premières puissances économiques mondiales et le fléau du chômage l'a jusqu'ici épargné. Les Etats-Unis, renforcés par la création de l'Association de Libre-échange Nord-Américaine (ALENA ou NAFTA) montrent un dynamisme renouvelé et s'apprêtent à conquerir de nouveaux marchés.

L'Europe a cessé d'être coupée en deux, comme elle l'était depuis Yalta et la guerre froide. Mais elle est loin d'avoir éliminé les conséquences de cette coupure. A l'Ouest, l'Union européenne, telle que l'a créée le Traité de Maastricht, n'est fixée ni sur ses dimensions géographiques, ni sur ses institutions, ni sur son devenir économique et social, ni sur sa capacité d'assurer la stabilité, la sécurité et la défense du continent. A sa porte, elle est incapable de mettre fin aux conflits qui ensanglantent l'ex-Yougoslavie.

Au Centre et à l'Est, des pays ont émergé de quarante-cinq années de dictature communiste en constatant la ruine de leurs économies et la crise de leurs sociétés. Ils regardent vers l'Union européenne pour s'amarrer à elle et ne comprennent pas les délais qu'on leur impose. Certains d'entre eux sont encore insuffisamment dégagés de l'emprise communiste. La Russie, épuisée par soixante-dix ans d'idéologie totalitaire, fait difficilement l'apprentissage d'une démocratie qu'elle n'a pas connue dans son histoire. En même temps, son peuple n'a perdu rien de sa fierté et prétend toujours la voir jouer le rôle europeen qui a été le sien dans l'histoire de l'Europe et notamment dans sa victoire contre l'Allemagne hitlérienne.

Enfin, sur le flanc sud de l'Europe, la pression démographique et la misère tendent à engendrer des phénomènes d'extrémismes, où la ferveur religieuse emprunte les moyens du terrorisme. Cette situation peut devenir explosive, en un moment où le taux élevé du chômage interdit aux pays d'Europe occidentale de s'ouvrir à de nouvelles migrations.

Richard Coudenhove-Kalergi

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, Richard COUDENHOVE-KALERGI avait fondé l'Union Paneuropéenne pour s'efforcer de prévenir le retour d'un pareil désastre, en réunissant les Etats du continent européen dans une même organisation, fondée sur le rapprochement franco-allemand. L'arrivée au pouvoir d'Hitler ruina ses efforts. Après la Seconde Guerre mondiale, il reprit son action en faveur d'une organisation de l'Europe qui, groupant dans un premier temps les pays libres de l'Europe occidentale, ne renoncerait pas à voir les pays momentanément asservis de l'Europe centrale et orientale a rejoindre lorsqu'ils auraient recouvré leur liberté.

Ses idées recontrèrent celles du général de Gaulle, exprimées dans la fameuse formule de l'Europe de l'Atlantique à l'Oural. Sous leur double inspiration fut fondé, en 1960, le Comité français pour l'Union Paneuropéenne, présidé par Louis TERRENOIRE, dont le Secrétaire Général était Alain PEYREFITTE et le trésorier Georges POMPIDOU.

Dans ses statuts modifiés le 16 juin 1993, le Comité Francais pour l'Union Paneuropéenne s'est donné pour objectif de poursuivre la construction européenne selon les perspectives tracées par Richard COUDENHOVE-KALERGI, le général de GAULLE et Georges POMPIDOU.

Il adhère à la déclaration de base de Strasbourg, adoptée en 1973 par l'Union Paneuropéenne présidée par l'Archiduc Otto de HABSBOURG ­ dont il est en France, le seul représentant.


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