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La revitalisation de la section suisse de l'Union Paneuropéenne a eu lieu le 17 novembre 1994, jour même du centenaire de la naissance
de Richard Coudenhove-Kalergi. L'association a pris le nom de PANEUROPE SUISSE. Le vœu de ses membres est de revenir aux sources de l'esprit paneuropéen, tout en maintenant vivants, au sein de l'Europe en formation, les
éléments qui, profondément ancrés en nos concitoyens, constituent le fondement de l'identité suisse. Estimant qu'il est primordial de s'engager
sans délai dans une réflexion plus globale que le débat sur la réforme des institutions européennes existantes, thème central de la Conférence Inter-Gouvernementale, ou l'élargissement de l'Union Européenne à quelques
uns des pays candidats, Paneurope Suisse s'est donné pour objectif premier la constitution et l'organisation de la Grande Europe politique : une Europe complète, libre, forte, équilibrée, pacifiée et pacifique,
indépendante et maîtrisant son avenir.Paneurope Suisse entend agir dans l'esprit du fondateur du Mouvement Paneuropéen en faveur de la participation de la Suisse à cette Grande Europe politique qui englobe
l'ensemble des Etats démocratiques et des peuples européens de l'Ouest, du Centre et de l'Est et qui permette à chacune de ses composantes de vivifier son héritage national et régional au contact de l'autre et de
sauvegarder son identité et sa spécificité. Paneurope Suisse est convaincue que le peuple suisse doit surmonter ses clivages et renforcer sa cohésion ébranlée après les derniers scrutins de caractère
européen. Pour cela, il doit connaître, avant de se déterminer en votation populaire sur son avenir européen, les conditions requises pour la participation de la Suisse à un ensemble européen quel qu'il soit et les
réserves qu'elle doit formuler pour conserver sa spécificité au sein de cette construction, comme ce fut le cas lors de la votation du 16 mai 1920 sur l'adhésion de notre pays à la Société des Nations, méthode qui
devrait également être appliquée pour l'adhésion à l'ONU. La paix et la sécurité sur l'ensemble du continent européen ne seront assurées que si l'Europe s'engage résolument sur la voie de l'union politique,
la voie économique ayant montré ses limites en dépit des progrès considérables qu'elle a permis d'accomplir depuis plus de quarante ans. Au surplus, une approche prioritairement politique serait de nature à
permettre la participation immédiate des Etats qui ne sont pas aujourd'hui en mesure d'adhérer à l'Union Européenne pour des motifs essentiellement économiques. |